NON AU SERVICE NATIONAL !

KOLDO 27 Juin 2018,
NON AU SERVICE NATIONAL !

À la suite des attentats de novembre 2015 à Paris, l’état d’urgence est devenu permanent en France.

Le rétablissement du service national fut une promesse de campagne de Macron. En accord avec sa vision sécuritaire et centralisé de l’état, le président souhaite remplir sa promesse.

Un service national d’un mois à l’âge de 16 ans, puis un engagement volontaire de trois mois. Tel est le projet étudié à l’heure actuelle. Même si la proposition de retour du service militaire a été édulcorée par le gouvernement, ce sont bien les trompettes de l’unité nationale qui raisonnent à l’Elysée. Selon eux, de nouveaux liens doivent être tissés entre la nation et l’armée. En deux mots, leur but consiste à ce que nous cautionnons cette armée qui sème la guerre et la misère en Afrique et au Proche-Orient en servant les intérêts impérialistes de la France. À entendre le partisans de ce projet, le service national sera un vecteur d’égalité et de mixité sociale. Comme si ils pouvaient nous faire croire que la sacro sainte république assure est garante de l’égalité des chances à l’école et dans le monde du travail.

La cohésion sociale, le sentiment d’appartenance nationale et l’engagement sont prôné par le biais de l’imposition. Maintenant, par peur d’une vive opposition au service national, le gouvernement va faire semblant de consulter l’avis de la jeunesse à ce sujet. Les jeunes basques d’aujourd’hui avons maintes fois entendu parler de la lutte des insoumis. Il y a quelques décennies ces centaines de jeunes firent le choix de la désobéissance face aux états français et espagnols qui ne sont rien d’autres que les prisons des peuples. Cet engagement nous servira d’exemple dans les luttes d’aujourd’hui et de demain contre l’assimilation. Sauf réforme constitutionnel, le service national ne sera pour l’instant pas obligatoire. Au dire du de Macron, il n’y aura donc pas d’insoumis, mais « des jeunes ayant échoué à comprendre le plein sens des valeurs d’égalité et de fraternité ». En vérité, il n’a pas tout à fait tort. Nous ne nous reconnaissons pas dans les valeurs de cette république qui a pour but de nous soumettre.

La jeunesse et le moteur de tout processus de libération. Nous n’avons pas besoin du service national pour apprendre ce qu’est l’engagement. Les associations culturels, les mouvement étudiants, les gaztetxes et le luttes sociales sont le théâtre des revendications collectives de la jeunesse. Nous combattrons le projet d’assimilation qui va de pair avec le service national et nous continuerons à oeuvrer à la construction d’un autre modèle de société au Pays Basque.