MACRON DÉGAGE!

KOLDO 12 Déc 2018,
MACRON DÉGAGE!

Nous ne voulons pas de Macron, ni en Euskal Herria, ni ailleurs. Nous avons fait apparaître le visage de Macron à l’envers, car le chef d’état français représente la vision du monde que nous voulons changer. Pour ce faire, nous n’avons pas choisi l’Hôtel du Palais par hasard. Cet écrin luxueux fait partie de cette carte postale mélant intérêts des élites, tourisme de masse et vies précaires.

En compagnie de bon nombre d’ambassadeurs, Macron souhaite nous rendre visite le 18 décembre. Il aura pour but de superviser le dispositif de sécurité du G7 qui sera mis sur pied aux frais du contribuable. Macron reviendra ici août, en compagnie de ses petits amis du club des dirigeants de ce monde. Ces chefs états incarnent le capital et la misère et viendront à Miarritze décider de l’exploitation des populations, de la prise de contrôle des territoires et de la spoliation des ressources naturelles. Nous crions haut et fort qu’ils auront face à eux un peuple qui a soif de liberté. Ils ne sont pas les bienvenus en Euskal Herria.

Le gouvernement de Macron traverse une crise de légitimité. Le vote qui se dirigea contre Le Pen plus qu’en faveur du projet d’En Marche fut majoritaire dans un contexte de forte abstention. Par la suite, Macron commença à gouverne par le biais d’ordonnances, en laissant entrevoir le visage le plus despotique de la Cinquième République. Le mouvement hétérogène de Gilets Jaunes a créé de fortes turbulences au pouvoir.

Même si un discours flous et des dérapages racistes à condamner ont marqué le début du mouvement, celui-ci a un caractère de plus en plus sociale. Le ras-le-bol de la population impacté par les politiques globales en faveur de plus riches c’est exprimé dans la rue. Nicolas Sarkozy réforma le retraite et Hollande réforma le code du travail. En période de fléxibilisation du marché du travail et précarité généralisé, Macron prend le relais de ces prédécesseurs en oeuvrant à la privatisation des services publics. En marche vers la privatisation de la démocratie, les transports, les hôpitaux ou encore la poste sont en passe de passer des mains de l’état à des capitaux privés.

Le service national est un moyen de justifier le non-respect des droit démocratiques. L’état Français est en train d’instaurer une nouvelle gouvernance basée sur la violence et la répression. La sureté nationale ainsi que la défense nationale sont des termes utilisés par le pouvoir afin de réprimer les militants politiques et la population vivant dans les quartiers défavorisés.

Le racisme structurel et l’exclusion sociale sont très ancrés dans cet état qui refuse un accueil digne aux réfugiés. La France, un pays avec un lourd passé colonial et un présent impérialiste refuse d’accueillir des personnes qui sont les premières victimes de guerre et de misère semé dans le monde entier par ses politiques. Laurent Nunez secrétaire d’état visita la frontière séparant Gipuzkoa et Lapurdi avec l’intention de garantir la fermeté de la République et superviser les contrôles policiers. Le libre-service du capital et la chasse à l’homme sont de vigueur. Les réfugiés ainsi que, les hommes et femmes qui leur apporte de l’aide sont illégaux.

L’unité nationale est le terme préféré du gouvernement. L’Élysée perpétue le jacobinisme et défend avec force la République une et indivisible. Le peuple Corse et ses représentants sont méprisés par Macron qui ne tient pas en compte les revendications leurs revendications. Le blocage de la situation des prisonniers politiques corses a pour seul but d’entraver le processus de libération en Corse.

En Euskal Herria, les dynamiques collectives et citoyennes et les alliances politiques qui permettent d’avancer sur la reconnaissance institutionnelle ainsi que le processus de paix leur font peur. La collectivité territoriale, sera la première et dernière reconnaissance institutionnelle du pays basque nord accordé par Paris. Les attaques à l’encontre du système immersif de Seaska sont une attaque contre un pays qui veut préserver et parler le basque.

Nous ferons face aux ennemis d’Euskal Herria. Nous avons la responsabilité, en tant que jeune, de dénoncer et combattre le système de domination complexe de l’état Français. Nous nous battrons, on nous ne donnera pas le pouvoir de décision sur les différents aspects de notre vie, il faudra aller le chercher ! On se croisera dans les rues pour débattre, créer, construire et gagner !