LES FEMMES EN GRÉVE

KOLDO 05 Mar 2018,
LES FEMMES EN GRÉVE

Que se passerait-il si toutes les femmes, nous arrêtions toutes activités à la maison, au travail et dans les établissements scolaires? C’est ce que nous allons faire par le biais de la grève internationale qui a été propulsé l’an dernier. Nous allons faire grève pour répondre à la violence sociale, politique et psychologique que nous subissons. Cette année, des femmes et des organisations féministes de tout le Pays Basque vont prendre part à cette lutte.
Comme nous l’avons précisé avant, les violences que nous subissons pour le seul fait d’être femme, sont divers et variées. Une d’entre elle est bien sur l’oppression que nous subissons dans la sphère du travail rémunéré. Tous les jours, à partir de 15:45 les femmes travaillent gratuitement. De plus, face à la crise économique que nous vivons aujourd’hui, nous sommes les premières à vivre une plus forte précarité. Le 8 mars nous avons donc mille raisons pour faire grève au travail!

De plus, le fait d’être femme et étudiante n’est pas tous les jours facile. Depuis toutes petites, les manuels scolaires nous ont éduqué en nous faisant croire qu’il n’existait pas de femmes référentes, à cause du système patriarcal, nous avons été noyés dans les stéréotypes de genres. Pour faire face à cette violence, les femmes étudiantes, faisons grève!

De plus, ce modèle d’économie capitaliste nous instrumentalise de par ses publicités, affiches, comme si nous étions nous aussi des produits de consommation. Les visages cachés du patriarcat nous ont enlevé notre place, en s’enrichissant de notre sueur. Face à la consommation de masse, le 8 mars on s’arrête!

Dans cette voie, nous voulons souligner que nous allons continuer à être maître de nos corps, car nous n’allons jamais cesser de crier que notre corps nous appartient! Oui, nous  en avons assez de subir du harcélement de rue, d’endurer et de dénoncer des agressions sexuelles et sexistes, de devoir écouter les blagues machistes de ce bon vieux copain, d’être controlées, d’être éduquées dans la peur, de subir l’homophobie. Puisque la violence machiste nous opprimes, le 8 mars on fait grève!

Pour finir, il nous faut souligner qu’une construction culturellement imposé nous oppresse au quotidien. Nous effectuons en grande majorité le travail domestique rendue invisible, qui nous fatigue et nous appauvrit. Nos vies sont organisées par rapport à ce travail invisible que nous faisons gratuitement. Mais que cela soit clair, ils nous avaient donné un balai, mais nous, nous l’utiliserons toujours pour voler. Nous laissons ce travail qui nous méprise, même à la maison nous sommes en grève!

Car nous accumulons trop de raisons, passons maintenant des paroles aux actes. Nous avons mille moyens pour devenir cette goutte d’eau dans l’océan. Faisons donc grève ou bien, prenons part aux mobilisations prévues, munissons-nous d’un brassard violet, accrochons un tablier à nos volets, participons au repas des grévistes, parlons-en autour de nous… Nous avons toutes à amener notre grain de sable. Rappelles-toi que nous allons arrêter mondialement toutes activités, nous allons faire place à ce qui a été occulté, nous sommes la moitié du monde ! Il est l’heure de montrer les dents au patriarcat ! Les femmes, en grève !